Modification de l'embrayage (Changement des ressorts)
En attendant que malossi, polini et le Dr Pulley ne nous sortent des galets plus légers et carrément un vario complet pour le GP800 (qui marche déjà très fort d'origine), nous ne disposons pour l'instant que du kit ressorts d'embrayage malossi.
Visiter le site malossi pour acheter ces pièces ici
Voici donc un petit tuto expliquant le démontage du vario et de l'embrayage du GP800, qui servira au moment de changer vos ressorts d'embrayage, vos galets, votre vario et votre courroie sur votre GP800.
donc on démonte les carénages:




il faut aussi démonter la plaque qui supporte le carénage, sinon ça gène pour enlever le carter de transmission:

pour démonter le carter, il faut d'abord desserrer le boulon de l'axe du correcteur de couple/embrayage:
perso, j'ai utilisé une clé à molette pour bloquer le boulon, et ma clé dynamométrique avec une douille de 13, pour tourner l'axe et desserrer ainsi le boulon:



couple de serrage: entre 153 et 187 N*m.
puis on démonte les 12 écrous qui maintiennent le carter de transmission:

Théoriquement, il faut changer cette bague en bout d'axe de vilebrequin à chaque démontage du carter (elle doit servir au centrage de l'axe dans le carter).

Je ne l'ai pas fait lors du premier démontage, ni au second. rien à signaler.
le boulon du vario est un 32.
voici donc la clé à vario que j'ai fabriqué, à partir d'un embout de collecteur de pot d'échappement de voiture soudé et renforcé avec un manche costaud:


Il faut donc que le trou central fasse mini 45mm de diamétre pour laisser passer la douille de 32, et l'entraxe entre les 2 ergots doit être de 65mm, correspondant à la distance entre les deux trous sur la coupelle du vario.
On plaque la clé à vario sur le vario pour le bloquer complétement, on met la douille de 32 sur le boulon, et on desserre à la clé dynamométrique:




le couple de serrage du boulon du vario est compris entre 252 et 278 N*m.
On tire sur le vario et voilà la bête:


juste pour voir la tête d'un galet:


On peut voir qu'il y a déjà un bon plat sur le galet, alors que je n'ai que 2200 kms au compteur.
C'est vraisemblablement ce qui doit expliquer la perte de Vmax (205 km/h) au rupteur (8500 rpm) sur le GP de Guiseppe ou Gepeistedu30: un gros gros plat sur les galets.
hier, j'ai tapé quand même 210 à 8200 rpm, malgré le plat (pas encore trop important) sur les galets. J'espère que Dc Pulley va sortir des galets ronds autolubrifiés (très costauds) pour le GP800.
les gorges du vario sont nickèles.

attention lors du remontage des galets: ils ont un sens de montage:


ensuite on passe au bloc correcteur de couple-embrayage:

là, c'est pas compliqué, il suffit de tirer vers soi tout le bloc:


au fond, il reste la cloche d'embrayage:

entre l'embrayage et le correcteur de couple, le gros gros ressort de poussée, qui va nous poser probléme:

En effet, j'ai pas eu le temps de fabriquer l'outil ressemblant à celui de Gilera pour comprimer-décomprimer les ressort de poussée, et éviter de se prendre l'embrayage en pleine tête quand on démonte le boulon central.

Je suis en train de le fabriquer pour moins galérer la prochaine fois.
Du coup, on y est allé à la moyennageuse: serre joint pour décomprimer progressivement le ressort de poussée.
regardez la taille du ressort une fois l'embrayage démonté:
il fait quasiment le double de celui d'un Tmax...


on enlève les 5 circlips qui maintiennent la plaque ajourée au dessus des patins, et on accède aux ressorts.

Attention, lors du démontage des patins, il ne faut absolument pas perdre les 5 petits ressorts et leurs 5 petites cales en plastique qui servent à éviter les vibrations des mâchoires:


On fait sauter les ressorts avec un simple tournevis plat.
pour faciliter le montage des nouveaux ressorts, j'utilise la pince à circlips pour les étirer au moment de les rentrer dans leur logement.
et voici les 5 ressorts blancs en place:

Il ne reste plus qu'à tout remonter.
Pour comprimer le ressort de poussée, on a dû s'y mettre à 3: deux qui appuyaient sur l'embrayage comme des malades pour comprimer le ressort, et un 3éme (moi en l'occurrence, lol ) pour visser l'écrou qui bloque tout.
Donc l'outil pour compresser-décompresser le ressort est vraiment indispensable...
attention au sens de montage de la courroie :
le GP a la particularité d'avoir un moteur qui tourne dans le sens inverse des autres moteurs de motos et scoots.
Donc quand la roue avance, le moteur et la transmission tourne dans ce sens:

Initialement, je voulais installer les ressorts jaunes du kit:
les blancs sont les moins durs, jaunes intermédiaires et rouges les plus hards.
Comme il n'y avait que 4 ressorts jaunes dans l'emballage (j'attends le ressort jaune manquant dans 1 ou 2 semaines), je n'ai pas voulu mettre les rouges, trop durs pour moi, je me suis donc rabattu sur les blancs, et je ne le regrette pas:
Ils sont plus durs que ceux d'origine, et améliorent encore le démarrage:
le moteur, au lieu de stagner à 3500 rpm (si mes souvenirs sont bons) avec les ressorts d'origine, monte à 4300 rpm, et permet un démarrage encore un peu plus virulent.
attention, j'ai pas dit violent ou inexploitable: le comportement est similaire à celui d'origine, seulement, la poussée est plus importante.
Bonne chose: l'attaque des patins sur la cloche est plus progressive:
il y a moins d'à-coups au démarrage, plus sympa pour circuler au pas entre les caisses dans les bouchons.
l'embrayage ne fait plus du tout le "clong" à froid quand il embraye.
Attention toutefois, depuis que j'ai ces ressorts blancs, j'ai dérapé de l'arr à la remise des gaz sur l'angle, aprés un virage à 90° au ralenti et en roue libre, alors que ça ne m'était jamais arrivé avant à cet endroit là.
Donc méfiance sous la pluie, le ON-OFF est proscrit sous peine de sanction immédiate.
Peut être que les jaunes amélioreront encore les choses, mais perso, je trouve que les blancs sont nickels: il n'y a aucun délai entre le moment où tu accélères et le moment où le scoot démarre réellement (comme d'origine en fait), l'usure pour l'embrayage sera négligeable, et la poussée reste maitrisable pour un usage quotidien, mais supérieure à l'origine.
J'ai un peu peur qu'avec les jaunes, et encore pire les rouges, ça ne devienne trop violent, limite à se mettre à l'équerre à chaque démarrage, que l'embrayage ne débraye trop rapidement (mise en roue libre sur l'angle par ex...), que ça use trop rapidement l'embrayage et que le délai entre le moment où tu accélères et le moment où le scoot avance réellement ne devienne trop important...
il reste à tester les jaunes...
En attendant que malossi, polini et le Dr Pulley ne nous sortent des galets plus légers et carrément un vario complet pour le GP800 (qui marche déjà très fort d'origine), nous ne disposons pour l'instant que du kit ressorts d'embrayage malossi.
Visiter le site malossi pour acheter ces pièces ici
Voici donc un petit tuto expliquant le démontage du vario et de l'embrayage du GP800, qui servira au moment de changer vos ressorts d'embrayage, vos galets, votre vario et votre courroie sur votre GP800.
donc on démonte les carénages:




il faut aussi démonter la plaque qui supporte le carénage, sinon ça gène pour enlever le carter de transmission:

pour démonter le carter, il faut d'abord desserrer le boulon de l'axe du correcteur de couple/embrayage:
perso, j'ai utilisé une clé à molette pour bloquer le boulon, et ma clé dynamométrique avec une douille de 13, pour tourner l'axe et desserrer ainsi le boulon:



couple de serrage: entre 153 et 187 N*m.
puis on démonte les 12 écrous qui maintiennent le carter de transmission:

Théoriquement, il faut changer cette bague en bout d'axe de vilebrequin à chaque démontage du carter (elle doit servir au centrage de l'axe dans le carter).

Je ne l'ai pas fait lors du premier démontage, ni au second. rien à signaler.
le boulon du vario est un 32.
voici donc la clé à vario que j'ai fabriqué, à partir d'un embout de collecteur de pot d'échappement de voiture soudé et renforcé avec un manche costaud:


Il faut donc que le trou central fasse mini 45mm de diamétre pour laisser passer la douille de 32, et l'entraxe entre les 2 ergots doit être de 65mm, correspondant à la distance entre les deux trous sur la coupelle du vario.
On plaque la clé à vario sur le vario pour le bloquer complétement, on met la douille de 32 sur le boulon, et on desserre à la clé dynamométrique:




le couple de serrage du boulon du vario est compris entre 252 et 278 N*m.
On tire sur le vario et voilà la bête:


juste pour voir la tête d'un galet:


On peut voir qu'il y a déjà un bon plat sur le galet, alors que je n'ai que 2200 kms au compteur.
C'est vraisemblablement ce qui doit expliquer la perte de Vmax (205 km/h) au rupteur (8500 rpm) sur le GP de Guiseppe ou Gepeistedu30: un gros gros plat sur les galets.
hier, j'ai tapé quand même 210 à 8200 rpm, malgré le plat (pas encore trop important) sur les galets. J'espère que Dc Pulley va sortir des galets ronds autolubrifiés (très costauds) pour le GP800.
les gorges du vario sont nickèles.

attention lors du remontage des galets: ils ont un sens de montage:


ensuite on passe au bloc correcteur de couple-embrayage:

là, c'est pas compliqué, il suffit de tirer vers soi tout le bloc:


au fond, il reste la cloche d'embrayage:

entre l'embrayage et le correcteur de couple, le gros gros ressort de poussée, qui va nous poser probléme:

En effet, j'ai pas eu le temps de fabriquer l'outil ressemblant à celui de Gilera pour comprimer-décomprimer les ressort de poussée, et éviter de se prendre l'embrayage en pleine tête quand on démonte le boulon central.

Je suis en train de le fabriquer pour moins galérer la prochaine fois.
Du coup, on y est allé à la moyennageuse: serre joint pour décomprimer progressivement le ressort de poussée.
regardez la taille du ressort une fois l'embrayage démonté:
il fait quasiment le double de celui d'un Tmax...


on enlève les 5 circlips qui maintiennent la plaque ajourée au dessus des patins, et on accède aux ressorts.

Attention, lors du démontage des patins, il ne faut absolument pas perdre les 5 petits ressorts et leurs 5 petites cales en plastique qui servent à éviter les vibrations des mâchoires:


On fait sauter les ressorts avec un simple tournevis plat.
pour faciliter le montage des nouveaux ressorts, j'utilise la pince à circlips pour les étirer au moment de les rentrer dans leur logement.
et voici les 5 ressorts blancs en place:

Il ne reste plus qu'à tout remonter.
Pour comprimer le ressort de poussée, on a dû s'y mettre à 3: deux qui appuyaient sur l'embrayage comme des malades pour comprimer le ressort, et un 3éme (moi en l'occurrence, lol ) pour visser l'écrou qui bloque tout.
Donc l'outil pour compresser-décompresser le ressort est vraiment indispensable...
attention au sens de montage de la courroie :
le GP a la particularité d'avoir un moteur qui tourne dans le sens inverse des autres moteurs de motos et scoots.
Donc quand la roue avance, le moteur et la transmission tourne dans ce sens:

Initialement, je voulais installer les ressorts jaunes du kit:
les blancs sont les moins durs, jaunes intermédiaires et rouges les plus hards.
Comme il n'y avait que 4 ressorts jaunes dans l'emballage (j'attends le ressort jaune manquant dans 1 ou 2 semaines), je n'ai pas voulu mettre les rouges, trop durs pour moi, je me suis donc rabattu sur les blancs, et je ne le regrette pas:
Ils sont plus durs que ceux d'origine, et améliorent encore le démarrage:
le moteur, au lieu de stagner à 3500 rpm (si mes souvenirs sont bons) avec les ressorts d'origine, monte à 4300 rpm, et permet un démarrage encore un peu plus virulent.
attention, j'ai pas dit violent ou inexploitable: le comportement est similaire à celui d'origine, seulement, la poussée est plus importante.
Bonne chose: l'attaque des patins sur la cloche est plus progressive:
il y a moins d'à-coups au démarrage, plus sympa pour circuler au pas entre les caisses dans les bouchons.
l'embrayage ne fait plus du tout le "clong" à froid quand il embraye.
Attention toutefois, depuis que j'ai ces ressorts blancs, j'ai dérapé de l'arr à la remise des gaz sur l'angle, aprés un virage à 90° au ralenti et en roue libre, alors que ça ne m'était jamais arrivé avant à cet endroit là.
Donc méfiance sous la pluie, le ON-OFF est proscrit sous peine de sanction immédiate.
Peut être que les jaunes amélioreront encore les choses, mais perso, je trouve que les blancs sont nickels: il n'y a aucun délai entre le moment où tu accélères et le moment où le scoot démarre réellement (comme d'origine en fait), l'usure pour l'embrayage sera négligeable, et la poussée reste maitrisable pour un usage quotidien, mais supérieure à l'origine.
J'ai un peu peur qu'avec les jaunes, et encore pire les rouges, ça ne devienne trop violent, limite à se mettre à l'équerre à chaque démarrage, que l'embrayage ne débraye trop rapidement (mise en roue libre sur l'angle par ex...), que ça use trop rapidement l'embrayage et que le délai entre le moment où tu accélères et le moment où le scoot avance réellement ne devienne trop important...
il reste à tester les jaunes...
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